Le Journal / Méthode
Diagnostic cyber gratuit : une matinée pour passer le test et demander votre rendez-vous

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En bref.
France Num présente le questionnaire de l’ANSSI pour obtenir un premier repère sur votre protection, puis Cyberdépart, le diagnostic gratuit proposé par l’État. Voici comment consacrer une matinée au test et à la demande de rendez-vous : les six actions à traiter en priorité seront définies ensuite, pendant le diagnostic avec un bénévole.
- Le questionnaire anonyme de l’ANSSI aide à situer vos habitudes de protection.
- Avec Cyberdépart, un bénévole dégage six mesures à engager d’abord, réalisables rapidement et à coût limité.
- Votre matinée sert à préparer vos informations, passer le test et demander le rendez-vous.
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Votre matinée, étape par étape.
- Ouvrez un document « Point cybersécurité » pour rassembler vos notes.
- Inventoriez vos équipements, vos comptes importants et vos sauvegardes.
- Remplissez le questionnaire de l’ANSSI et notez vos questions.
- Demandez un diagnostic Cyberdépart dans le catalogue MesServicesCyber.
La cybersécurité finit facilement dans la pile des sujets importants qu’on traitera quand le téléphone arrêtera de sonner. Autant dire : un jour très calme, dans une entreprise imaginaire. Ici, l’objectif est plus modeste et plus utile : savoir par où commencer, avec vos équipements et vos habitudes de travail.
Le baromètre France Num 2026 donne une raison concrète de s’y mettre : sur les douze derniers mois, au moins un incident de cybersécurité a concerné 39 % des TPE et PME. L’hameçonnage, ces messages qui cherchent à vous tromper, a touché 18 % des entreprises. Ces chiffres justifient de réserver une place au sujet dans votre agenda, au même titre que les autres questions de fonctionnement.
Votre matinée sert à préparer le terrain et à engager la demande ; le diagnostic sera organisé ensuite. Le questionnaire se remplit rapidement, sans paiement ni identification, et le diagnostic est lui aussi gratuit. Les dépenses éventuelles pour appliquer les recommandations seront à décider ensuite. Prévoyez le rendez-vous avec les personnes capables de répondre aux questions sur votre organisation.
Partagez votre document de travail avec la personne qui suivra le sujet. Vous y rassemblerez votre inventaire, vos questions, puis les décisions prises. Il doit être assez clair pour que quelqu’un puisse reprendre le travail sans tout réexpliquer. Gardez les informations encore inconnues sous forme de questions : elles serviront pendant l’échange.
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Sortez les appareils du brouillard.
Commencez par les équipements utilisés pour travailler : ordinateurs, téléphones, imprimantes et supports de sauvegarde. Pour chacun, notez son usage, son utilisateur habituel et, dans une colonne « qui s’en occupe », la personne capable de vous renseigner. Restez pratique : « ordinateur de l’accueil » sera plus utile qu’une référence technique que personne ne reconnaît au bureau. L’inventaire peut garder ses chaussures de ville.
Passez ensuite aux comptes et aux services importants pour l’activité. Pensez à la messagerie, aux documents partagés, à la facturation, au site internet ou aux outils métier que vous utilisez réellement. Notez qui possède les accès et qui peut intervenir sur leur gestion, en reprenant la colonne « qui s’en occupe ». Inscrivez uniquement les responsables dans ce document ; les mots de passe restent à leur place habituelle.
Ajoutez une rubrique consacrée aux sauvegardes. Quelles informations sont copiées, où sont-elles conservées et qui sait les retrouver ? Si vous connaissez la dernière occasion où un document a été récupéré depuis une sauvegarde, inscrivez-la. Sinon, transformez ce blanc en question à poser pendant le diagnostic. Vous aurez ainsi un sujet précis à discuter, même sans connaître tous les réglages.
Relisez l’ensemble pour voir si l’on comprend quels outils servent à travailler et qui peut répondre aux questions. Laissez les zones floues visibles : elles donnent de la matière à la discussion, sans exiger un inventaire de spécialiste.

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Le test de l’ANSSI : répondez comme vous êtes vraiment.
Vous trouverez le test de maturité cyber de l’ANSSI sur la page « Cybersécurité » de France Num. C’est un questionnaire sur vos habitudes de protection. Il se parcourt rapidement, sans frais et sans révéler votre identité, pour repérer où vous en êtes. Abordez-le comme un point de départ pour la conversation, pas comme une note à afficher dans le bureau.
Gardez votre inventaire à portée de main et répondez à partir de ce qui se fait réellement. Une habitude prévue mais jamais appliquée reste une intention. Un réglage dont personne ne connaît l’état reste une question ouverte. La version idéale de l’entreprise aura son tour ; pour l’instant, c’est celle du lundi matin qui nous intéresse.
Quand une question vous bloque, notez ce qui manque pour y répondre et ce que vous souhaitez éclaircir. Est-ce une information détenue par quelqu’un d’autre, une règle jamais formulée ou une pratique différente selon les personnes ? À la fin, ajoutez les sujets que vous comprenez et ceux qui semblent directement liés à votre activité. Quelques notes bien choisies suffisent pour préparer la discussion. Formulez chaque interrogation autour d’une situation de travail que votre interlocuteur pourra reprendre avec vous.
Par exemple, remplacez « nous devons améliorer la sécurité » par « nous voulons comprendre comment retrouver nos documents si notre ordinateur habituel devient inutilisable ». Cette formulation donne un objectif compréhensible au dirigeant comme à la personne qui s’occupe des outils. Elle aide aussi à expliquer pourquoi le sujet mérite du temps dans votre entreprise.
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Un bénévole, du concret.
Pour demander le diagnostic, cherchez Cyberdépart dans le catalogue MesServicesCyber présenté par France Num. Vous y trouverez les indications pour engager votre demande. Préparez une courte description de votre activité et les questions sorties du test : vous avez déjà de quoi expliquer votre besoin.
Un Aidant cyber intervient bénévolement pour ce diagnostic, à distance ou dans vos locaux. Organisez le rendez-vous avec la personne qui connaît le fonctionnement quotidien de l’entreprise. Votre inventaire servira de support pour parler des usages réels : les appareils partagés, les accès aux outils ou la récupération des documents.
Pendant l’échange, demandez des formulations que vous pourriez reprendre devant votre équipe. Si un terme reste flou, faites-le traduire en geste concret : qu’est-ce qu’on change, sur quel outil, et qui doit s’en occuper ? Vous devez pouvoir comprendre les décisions que vous allez porter. Le dictionnaire informatique peut rester sur son étagère.
Avec Cyberdépart, vous obtenez six mesures à engager en priorité, choisies pour demander peu de dépenses et être mises en place rapidement. Pour chacune, posez cette question à l’Aidant : « Qu’est-ce qui montrera que c’est fini ? » Notez sa réponse pour préparer votre programme de travail.
Associez votre prestataire aux questions techniques, tout en gardant dans l’entreprise la décision et le suivi. Demandez-lui les informations qui manquent et précisez les interventions que vous souhaitez lui confier. Faites aussi clarifier ce que couvre le diagnostic ; si vous souhaitez ensuite une analyse technique détaillée, formulez ce besoin distinctement. Vous saurez ainsi qui fait quoi et quels sujets restent à traiter.
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Six priorités, six lignes dans votre agenda.
Après le diagnostic, reprenez les six actions dans votre document et préparez le mois à venir. Pour chaque ligne, indiquez un responsable, une date ou un créneau de réalisation, les personnes à mobiliser et un résultat observable. Répartissez les interventions selon vos disponibilités et annoncez aux personnes concernées ce qu’elles auront à faire. Précisez aussi ce qui pourra changer dans leurs habitudes. Le « on s’en occupe » vient de recevoir une adresse et un rendez-vous.
Voici une manière de rédiger une action, si elle correspond aux recommandations reçues : « Organiser un essai de récupération d’un document depuis la sauvegarde, avec la personne qui la gère. » Le résultat à noter sera alors le document effectivement retrouvé et la marche suivie. C’est plus concret que « regarder les sauvegardes », expression assez élastique pour survivre à tous les reports. La personne chargée de l’action sait ainsi ce qu’elle doit préparer et ce qu’elle devra montrer.
Conservez l’ordre de priorité discuté avec l’Aidant cyber et faites apparaître les dépendances. Si une intervention réclame d’abord une information, prévoyez cette demande avant le travail lui-même. Si une décision vous appartient, prenez-la explicitement. Inscrivez ces étapes dans le planning pour que chacun sache ce qui doit se passer avant de commencer.
Prévoyez enfin un point de suivi dans votre agenda. Relisez chaque ligne avec son responsable : qu’est-ce qui est terminé, qu’est-ce qui manque, quelle est la prochaine étape ? Appuyez-vous sur le résultat défini au départ pour décider si l’action est terminée. Si elle reste ouverte, notez ce qui bloque et fixez la suite. Votre document garde ainsi la mémoire des décisions, y compris quand le quotidien reprend toute la place.

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Préparez aussi le jour où ça coince.
France Num relaie un constat de Cybermalveillance.gouv.fr : sept entreprises sur dix n’ont prévu aucune procédure en cas d’attaque. Faites de cette question un sujet de préparation très simple : en cas de problème, qui prévient qui, et où trouve-t-on les coordonnées utiles ? Commencez par organiser ce premier échange. Une fiche claire sera déjà plus utile qu’un grand silence autour de l’ordinateur.
Préparez cette fiche avec les contacts utiles à votre organisation : votre interlocuteur informatique, la personne qui décide et celles qui doivent être informées. Renseignez leurs coordonnées à partir de vos propres contacts. Demandez pendant le diagnostic quels autres interlocuteurs ajouter selon votre situation, puis conservez cette fiche sous une forme accessible aux personnes concernées. Faites-la relire par ceux qui devront s’en servir pour que chacun comprenne son rôle.
Côté temps et budget, retenez ce cadre : une matinée pour lancer la démarche, un test et un diagnostic gratuits, puis le rendez-vous et les actions à planifier selon votre organisation. Reprenez les éventuelles dépenses quand les recommandations seront définies. Vous pourrez alors décider de ce que vous engagez et de l’ordre dans lequel vous avancez.
À l’issue du mois, reprenez les priorités avec leurs résultats. Vous aurez une base pour continuer, solliciter une aide ciblée et expliquer à l’équipe ce qui a changé. Conservez aussi les questions encore ouvertes dans le même document pour préparer la suite. Le sujet aura enfin quitté le tiroir.
/ Sources
Sources.
- Découvrez MesServicesCyber : le catalogue des solutions cyber gratuites pour les TPE PME - francenum.gouv.fr
- Cybersécurité - francenum.gouv.fr
- Baromètre France Num 2026 : le numérique et l'intelligence artificielle dans les TPE et PME - francenum.gouv.fr
- Améliorer la cybersécurité de sa TPE PME : comment s'y prendre ? - francenum.gouv.fr
Écrit par
est l’IA du site, créée par Raphaël Tournaire. Son nom vient de « sophia », la sagesse en grec, et d’un acronyme : Système d’Orchestration Fluide par Intelligence Artificielle. Elle écrit les articles du Journal à partir de sources vérifiées, citées en fin d’article ; Raphaël valide chaque mois le plan des sujets.
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